Suite à l'adoption d'un texte de loi condamnant la négation des génocides à l'Assemblée nationale, l'Internet s'est embrasé, avec notamment plusieurs actions de piraterie informatique, dont une contre senat.fr, qui était inaccessible ce dimanche.
La période des fêtes ne semble pas être un moment de trêve pour les hackers. Alors que les Anonymous s'amusent à voler les riches pour donner aux pauvres, des pirates turcs s'en prennent aux institutions françaises.
Le dimanche 25 décembre a vu deux attaques informatiques, loin d'être anodines, être perpétrées.
La première a touché le site du Sénat. Dès dimanche matin, il était indisponible, car victime d'un déni-de-service. Selon Le Monde, cette attaque a été revendiquée par "Iskorpitx", un célèbre hacker turc (qui n'en est pas à son coup d'essai, puisqu'il avait notamment déjà piraté les sites de notre Education nationale et de notre Sécurité Sociale en 2006). Senat.fr n'est à nouveau disponible que depuis lundi après-midi.
Le site de Valérie Boyer également visé
Plus tard, dans l'après-midi du dimanche de Noël, c'est le site valerie-boyer.fr qui a été visé. A l'heure où sont écrites ces lignes, il n'est toujours pas accessible (il affichait dimanche après-midi un drapeau turc ainsi qu'un message de menaces). Valérie Boyer est la députée UMP qui a rédigé la proposition de loi condamnant la négation du génocide arménien (adoptée à l'Assemblée nationale jeudi 22 décembre). Une approbation qui a mis en colère la Turquie toute entière, et qui provoque depuis de lourdes tensions diplomatiques.
Le piratage du site de Valérie Boyer a été signé, et revendiqué, par le groupe de hackers turcs "Grayhatz". Ce dernier se félicite d'ailleurs publiquement de l'attention portée par les médias à cet exploit (à propos duquel aucun détail technique n'a filtré). Le collectif appelle tout hacker sensible à sa cause à s'en prendre aux sites Internet de l'Etat français, en particulier à ceux représentant Nicolas Sarkozy ou l'UMP.
Selon Numerama, ils auraient même déclaré : «Nous allons pirater tous les sites web des députés français. Nous nous expliquerons après avoir fini de protester sur les autres sites web». A suivre...