Le déploiement des antennes relais en France est un sujet d'inquiétude pour l’Arcep, qui entend garantir que chaque opérateur développe son plan de déploiement autonome, sans copier sur ses concurrents...
En France, quand un opérateur installe une antenne relais, c’est l’ANFR qui donne le feu vert et recueille en même temps des données concernant l’implantation, comme la fréquence utilisé, la hauteur de l’équipement, le type d’antenne, etc. Bref, une multitude de données issues de l’opérateur lui-même, qui sont consultables par les autres opérateurs, et donc par la concurrence.
« Chaque opérateur est donc en capacité de surveiller en temps réel la politique de déploiement envisagée par ses concurrents : zones couvertes, qualité du réseau, type de clientèle visée… », explique l’Arcep dans son avis. Une situation préoccupante, car elle pourrait laisser entendre que les opérateurs ne déploient pas en fonction de leurs recherches sur l’optimisation de leur réseau, mais en se calquant sur la stratégie des voisins.
Garantir une politique de déploiement autonome
Ainsi, l’Arcep demande à ce que ces informations soient « encadrées ou limitées », pour éviter ce jeu du chat et de la souris et « garantir que les opérateurs déterminent leur politique de déploiement de façon autonome ». On peut aussi imaginer que l’ANFR publie ces données uniquement au moment de la mise en service.
Pour les nouveaux entrants - et donc concernant Free Mobile - l’Arcep préconise qu’ils puissent accéder au même niveau d’informations que les opérateurs déjà présents, via les « mêmes bases consolidées ».