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Bruxelles s'est exprimée il y a quelques heures par la voix de Neelie Kroes, vice-Présidente de la Commission et chargée des affaires numériques. Elle appelle à des actions envers les entreprises qui font le commerce d'outils de cybersurveillance et qui les vendent à des régimes pratiquant la répression. 

L'Europe craint que dictateurs et tyrans n'exploitent les outils de cybersurveillance contre les intérêts de leur propre peuple, pour l'espionner et limiter sa liberté. Pour empêcher cela, il faudrait mieux encadrer la vente de ce type de logiciels. Bruxelles propose à ce titre de sanctionner les vendeurs, pour bloquer la vente de ces spywares à certains pays.

"Chaque acteur, public ou privé, doit prendre ses responsabilités", a ainsi déclaré Neelie Kroes, qui demande aux entreprises d'être plus transparentes quant aux technologies qu'elles vendent à certains pays, car si elles "sont utilisées par certains gouvernements répressifs pour identifier des citoyens innocents et mettre leur vie ou leur liberté en danger, il est préférable que nous soyons au courant", a-t-elle ajouté.

Elle a continué en citant l'exemple de la Syrie ou des sanctions ont été appliquées pour ces motifs. Elle souhaite que de telles sanctions soient appliquées systématiquement pour ce type de commerce. Des transactions qui nuisent de plus à l'image des entreprises (la récente affaire des Spyfiles de WikiLeaks en est un bon exemple).