La SNCF enthousiaste !
Le but de l’open data est donc de délivrer les données publiques pour les mettre à disposition des citoyens. Elles sont toutes accessibles gratuitement et réutilisables dans le cadre d’une utilisation commerciale. « Nous avons rendu accessible tout ce qu’on pouvait rendre accessible et techniquement possible, nous explique Séverin Naudet. On y retrouve donc toutes les thématiques ministérielles qui concernent les finances, le développement durable, la sécurité routière, la justice, etc. »
« Nous avons fait un effort particulier sur les données géographiques, précise-t-il encore, car la première réutilisation des données concerne la géolocalisation. C’était très important de se concentrer dessus pour nous. On peut donc retrouver, pour la première fois, toutes les données géographiques de tous les services publics français. » Les services du Premier ministre ont également insisté sur les transports. Tous les internautes ont donc un accès à ces informations, y compris tous les fichiers détaillés des coordonnées géographiques, la nature des accidents de la route, les différentes zones dangereuses, sans oublier les coordonnées des gares SNCF, des passages à niveau, etc.
Le champ des applications semble donc extrêmement large. Cela est rendu possible grâce à la participation de toutes les administrations de l’État qui y ont concouru. « Leur nombre augmentera peu à peu », affirme Séverin Naudet. « Nous sommes toujours en contact et les discussions continuent. » On compte également d’autres producteurs de données que l’État sur le site : l’Arcep, le CSA, l’IGN, l’Insee, le Conseil général de Loiret- Cher ou encore la SNCF. « Nous sommes allés de notre propre chef vers la SNCF pour leur proposer de participer. Ils étaient très enthousiastes et nous n’avons pas eu à les convaincre », assure encore le directeur du projet open data.
Accumuler des données, c’est bien ; mais il faut penser aux mises à jour de ces dernières, sans quoi elles deviendraient vite obsolètes. Séverin Naudet nous rappelle à juste titre que la circulaire du Premier ministre de mai dernier demandait que chaque administration dispose d’un coordinateur de données publiques. « Une personne s’en occupe donc dans chaque administration, avec un accès à un back office commun. Notre travail à nous est de les coordonner. »