Pour ceux qui pensaient que le grand projet de Dossier Médical Personnel (DMP) était mort et enterré, voilà un premier démenti. Avec la signature de trois conventions nationales signées entre le GIP-DMP et l'Apicem, le Dossier pharmaceutique (DP) et SynergiH.
L'informatisation est au coeur du redressement des comptes de l'assurance maladie. Et en particulier le fameux DMP ou Dossier Médical Personnel. Synthèse informatisée de toutes les données médicales personnelles, le DMP aurait dû démarré ces jours-ci, en juillet 2007. Divers retards (annulation d'un appel d'offres, intervention de la CNIL) ont conduit le gouvernement Villepin en mars à reporter à 2008 son entrée en service pour tous les bénéficiaires de l'assurance maladie.
En attendant, le GIP-DMP, qui pilote l'opération, annonce la signature cette semaine de trois conventions pour des projets nationaux qui vont alimenter le DMP avec des données compatibles.
D'après le communiqué officiel :
- Le projet de l’Apicem permettra de développer les échanges entre 8 500 professionnels et 300 établissements de santé, grâce à une messagerie sécurisée. Ces échanges alimenteront le DMP lorsqu’il sera généralisé.
- La convention signée avec les promoteurs du Dossier pharmaceutique (DP) crée une interaction complète entre le DP et le DMP. Le volet "médicament" du DMP sera directement alimenté depuis le DP.
- Réunis autour d’un système d’information commun, les 67 établissements de santé qui composent l’association SynergiH deviendront "DMP compatibles", sur les plans à la fois technique et organisationnel, grâce au projet signé le 17 juillet.
Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, estimait fin juin, peu après sa nomination,
"impossible de mener une politique de santé dans ce pays, que ce soit en ville ou à l'hôpital, sans DMP". "Le DMP est au point mort, mais je vais le relancer très vite" affirmait-elle. Mais depuis un mois plus rien, à part ces trois conventions...